Ni Dieu, ni Maître

Je suis cernée par les crétins et les imbéciles mais je les enterrerai tous !

19.12.06

Ainsi fion fion fion (un ptit tour et puis s'en va) ...

Ah ben oui, presque un mois. *Presque*
D'un autre côté, si je fais une note aujourd'hui, j'suis tranquille pour le mois à venir et j'aurai pas besoin de te sortir la rengaine habituelle de tous ceux qui vont te filer connement et *hypocritement* leurs voeux de blah blah blah... que j't'en colle pour les dix hivers à venir.

Et puis, ça tombe bien parce que les fêtes et moi, on n'est pas très très po[o]tes. Je dirais même que si j'pouvais me faire cryogéniser l'espace d'un bon mois et demi, ça m'arrangerait *grandement*.
On va dire. Parce qu'en pratique, j'suis comme tous les golios qui se rendent compte cinq jours avant qu'ils ont quand même quelques personnes qui *comptent* et qu'il va *falloir* leur faire un cadeau.
Donc, comme tous les cons, tu te retrouves un dimanche (après avoir bossé, hein. Oui, parce que t'es quelqu'un de bien, tu bosses même le ouik-end pour *rien*. dIEU ne me le rendra même pas. C'est dire ma connerie...) soir dans les magasins que tu sais DEVOIR éviter à tout prix même en période verte.

Tu commences par te cogner l'heure réglementaire de bouchon pour accéder au parking du centre commercial. Quand tu passes la ligne blanche, tu te dis que ton calvaire touche à sa fin et que tu vas enfin pouvoir respirer autre chose que les pots d'échappement. Et ben woualou !
Oui, parce que forcément, tu te retapes une heure de *queue* (et j'peux te dire qu'elle était pas petite celle là ! En *plus*.) et une bonne vingtaine de tours gratos de parking avant de trouver une pouffiasse les bras pleins de paquets qui monte *enfin* dans sa chariotte pour se barrer. Qu'à cela ne tienne, maintenant que t'y a passé deux plombes, tu te gares, hein.

Tu pourrais pratiquement dire que c'est guillerette que tu sors de ton char d'assaut tellement t'as mal au cul d'être restée aussi longtemps assise *sans bouger*.
Tu évites tout ce qui ressemble de près ou de loin, brouillard ou pas, à un caddie pour ne *surtout* pas avoir à refaire la chenille à l'intérieur. Tu rentres les épaules parce que t'es pas bien grande et tu gonfles la poitrine pour paraître plus imposante histoire de ne pas te faire crabouiller par le premier lourdingue qui voudra regarder le même objet de convoitise que toi. (ne surtout pas mettre un orteil dans les magasins de : lingerie, chocolats, maroquinerie et parfums, sous peine de te retrouver avec tous les obsédés sexuels de la terre sur le *dos*)

Tu sais que tu n'échapperas pas à l'appel du magasin *jouets et merdes en tout genre* pour les ch'tites nenfants mais tu te dis qu'en passant *après* tous les autres, t'auras plus de chances d'arriver à voir la caverne d'Ali Baba à moins de cinq mètres.
Tu oublies donc un moment que tu n'es pas venue pour *toi* et tu te perds dans les rayons *bouquins et CD* de la FNAC (alors, pour la pub, sivouplé môssieur de la FNAC qui passe ici (ben ouais, tu peux être jaloux mais tu le montres pas), je voudrais juste *un an* de livres et CD/DVD gratuits (ben quoi, j'me dévoue pour tester les produits. C'est comme ça que ça marche, hein)) l'espace de deux heures. C'est l'appel de ta clope encore dans le paquet qui te sort brutalement de ton occupation. Machinalement, tu mattes ta montre et tu remets ta mâchoire en place avant de la perdre définitivement quand tu t'aperçois qu'il ne te reste plus qu'un tiers du temps qui t'était imparti avant la fermeture des portes. Au diable l'avarice ! Tu fumes quand même ta clope avant d'être incapable d'acheter quoi que ce soit sans passer pour une malade mentale quand les autres ouvriront les paquets.

Quand j'étais pitite, c'tait super facile. Les filles, une poupée. Les garçons, une voiture. Et tout le monde il était content.
Maintenant, c'teu misère ! T'as des trucs, tu sais même pas si c'est rose ou bleu, où ça peut bien s'allumer, dans quel sens ça s'utilise et *comment* surtout.
J'ai bien repéré des poupées. Sauf que, maintenant, elles pleurent pour de vrai avec de vraies larmes, elles pissent pour de vrai dans de vraies couches, et même qu'elles chient en couleur après avoir mangé une sorte de bouillie que même un chat affamé il en voudrait pas. (et paraît que c'est pas dangereux pour les enfants qui seraient tentés d'y goûter allégrement...par contre  disaient pas si l'odeur, elle aussi, c'était pour de vrai ou pas)
La case garçon, je l'ai faite de long en large et en travers et j'te jure que *ça* fait *peur*. Spiderman, Batman, Force rouge, Harry Potter et j't'en passe encore une bonne platrée. Rien que pour en choisir un t'es dans la merde jusqu'au cou. Et ça ne fait QUE commencer parce qu'ensuite, t'as les accessoires qui vont avec. *Lance fluide* toile d'araignée. Pour un peu, tu serais tentée d'aller dans le sex-shop le plus proche que tu connaisses pour voir ce qu'ils ont en stock d'approchant tellement t'as du mal à respirer quand tu découvres le prix du dit *misérable* accessoire.

Finalement, t'en as tellement ras la moule d'avoir parcouru *au moins* dix kilomètres dans le MEME magasin, que tu décides de suivre une famille dont tous les genres humains sont représentés, et tu achètes le premier truc que chaque gosse regarde amoureusement.

Tu te dis qu'il aurait pu te rester dix petites minutes pour te trouver une nouvelle paire de pompes parce que les tiennent commencent à faire sérieusement la gueule mais t'as les pieds tellement gonflés que les seules godasses dans lesquelles tes panards parviendront encore à entrer sont les sabots de mémé vendus dans l'arrière-boutique du magasin. Et c'est sans compter sur le fait qu'une fois TOUS les produits scannés près à être emballés et emmenés, ta chère et tendre CB décide de devenir muette comme une tombe.
Ouais mais t'es une warrior toi, donc tu sors ton chuper chéquier. Sauf qu'il te faut ta carte d'identité machin truc chouette ET que, bien sûr, tu ne l'as pas...
Grand moment de solitude quand tu regardes la file formée derrière toi à la caisse. T'évites de regarder les gens dans les yeux sous peine d'être désintégrée sur place et tu commences à faire ce que tu fais *très bien*. Parler et parler encore. Viens là que j't'embrouille (dans une prochaine vie, je serai *[con]cierge*).
Tu perds cinq bonnes minutes de plus mais comme la caissière n'en peut plus de t'entendre jacasser et qu'elle *sait* déjà qu'elle va se faire insulter par tous les emmerdeurs à venir, elle fait une exception et te prend ton chèque en pinçant les lèvres ET le cul.

Rebouchons pour sortir de l'enfer du parking, rebouchons pour accéder à la bretelle d'autoroute et un paquet de clope enfumé pour la peine.
Vivement l'année prochaine ! Olé ! (j'te dis pas à bientôt, tu *sais* que j'vais reviendre. Comme les mauvaises herbes, je repousse touyours ET surtout quand tu t'y attends le moins)

PS : Mes condoléances à celui qui est arrivé là avec : "bittes la plus longs du mondes", "partir comme un petit poulet", "grosses voix, grosses couilles", "écouter bruit de pet prout", "grosse trui cherche pieu" et "grattes moi les couilles". En espérant qu'il ne s'agit pas de la même personne pour chacune des requêtes...

Posté par CarmenCru à 19:51 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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