Ni Dieu, ni Maître

Je suis cernée par les crétins et les imbéciles mais je les enterrerai tous !

24.06.06

La relève

Quand je vais au resto, j'aime être pénarde.
Ca n'empêche pas d'entendre parfois des bribes de discussions de ceux qui ne sont pas assez loin de ma tablée.

Une ptite fille (environ la huitaine) et son père en tête à tête :
- Alors, comment ça se passe l'école ? Tu t'es fait des copains ?
- Ouais... Boaf... Sont vraiment chiants ces mecs. Et le Kévin, quel p'tit enculé celui-là ! Toujours à matter sous les jupes !
- M'enfin C. ! Comment tu parles !?!
- [...]

Copine époustouflée : "Oh putain Carmen... On est dans la merde ! Une mini toi !"

Posté par CarmenCru à 20:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06.06.06

*Counasseries*

Les gens qui m'entourent sont FOR MI - FOR MI DA BLES !
Comme j'te l'dis !

Faut bien que tu te rendes compte que s'ils n'étaient pas là, tu pourrais passer ici tous les deux mois, tu ne verrais pas la différence. (mais t'es gentil quand même, tu reviens, parce que moi aussi j'ai les mêmes !)
A l'inverse, ils me permettent régulièrement de remplir mon blougàchiottes de leurs counasseries. (et des miennes, je sais tu le dis pas, tu FERMES ta grande bouche. Merci)

Pas plus tard qu'aujourd'hui d'ailleurs, j'en rajoute deux au palmarès. (un jour j'en ferai un bouquin et, comme Nothomb, je gagnerai plein de flouze avec - Amis gogoliens, mes amitiés.)

Faut quand même que j'te situe la scène, sinon tu comprendras pas.
Boulangerie. (et alors quoi ? j'ai encore le droit de me nourrir avec ce que JE *veux*)
Un môssieur devant moi qui passe commande pour un mariage. (bha oui didon, autant étonnée que toi, y'en a *encore* qui osent le truc *vienslàquej'temetteàsec* [dubble sens, tu choisis])
Les *amuse-bouches* et les gâteaux. (note bien, c'est hyper hyper important) Le tout pour 100 personnes environ.

Tu penses, mon boulanger a les zieux qui se sont dédoublés en fenêtres de caisse enregistreuse avec un filet de bave au coin de la bouche (ouais, j'en conviens, c'tait pas très *glamour* mais bon...).
Donc, juste histoire de le taquiner, j'ai voulu faire ma maligne. (je sais, parfois je ferais mieux de me la boucler)

"B'soir chef, chef ! Bon ben pour moi, ça sera deux *amuse-boules* (AHEM) et une religieuse au chocolat."
"Pour la religieuse, pas de soucis, ma p'tite (non cherche pas, c'est affectueux). Par contre, pour les *amuse-boules*, il va falloir aller chercher ça dans une autre boutique, je crois bien."

Voilà voilà. Grillée à vie sur les 10 prochaines générations ! (et te marre pas ! Y'a rien de drôle là dedans ! J'aimerais bien t'y voir à ma place, hein.)
Pourtant, y'avait rien de particulier qui pouvait me faire penser à des boules. A moins que ce ne soit... la Peur ? [private joke, laisse tomber]

Ca m'a mise dans un état second je crois. (non, j'suis pas toujours comme ça ! de temps en temps j'ai aussi le l'état quaternaire qui fait surface et je t'emmerde au passage)
Partage de repas (ben oui des pâtes, et alors ?!?, ça se *marie* bien avec le chocolat) avec un ami aussi frais que moi qui me sort avec son sourire en coin :

"On joue à pouce ?" (tu connais pas ? Tu sais pas c'que tu perds !)
"Ouaiiiiiiiiis ! Le premier qui perd *suce* l'autre !"  (oh ! Ca va hein ! Ca arrive à tout le monde de se tromper...)

Finalement, on n'a pas joué... (et me demande pas pourquoi, ce serait mal venu de ta part)
L'homme et la femme sont une espèce en voie de *disparités*.

(vivement ce week-end que je me *repose* un peu. Il semblerait que j'en ai *GRAND BESOIN*)

Posté par CarmenCru à 20:32 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05.06.06

Piqûre de rappel

Se réveiller le bas ventre plein d'envie (ouais, oh ça va, hein, évite de faire ton lourd de bon matin) et passer du chaud au froid en peu de temps a quelque chose de très désagréable.

Et là, tu sais quoi ?
Tu serais en face de moi, je te mettrais un bon coup de boule à la hauteur de mon agacement ! (j'te jure que ça fait mal même si j'en prends plein la gueule en même temps)

Je suis tombée toute petite dans la marmite de Murphy (ça tu le sais déjà, c'est juste que je me préoccupe de ta santé mentale), ça se vérifie tous les jours depuis un certain nombre d'années, voire un nombre certain d'années aussi.
Cependant, je viens de découvrir que j'ai sûrement été contaminée par une autre contre mon plein gré. (mais très très, hein)

La Loi d'emmerdements de Pierre Dac : "Tout corps plongé dans un flux d'emmerdements pivote de façon à lui offrir sa surface maximale".

J'entame un régime dès aujourd'hui. Y'aura moins de prise comme ça.

Y m'a fait signe.
J'pensais pas qu'il puisse me remarquer avec ma tronche en vrac et ma coupe as de pique genre famille Groseille. (ouais, ben on a les références qu'on peut, fait pas chier)
J'ai hésité à m'arrêter mais j'pouvais pas non plus le laisser sur le bord de la route comme une âme en peine. (j'ai toujours dit que mon coeur me perdra un jour... Un jour, sans préciser l'année, bien entendu)
J'me suis donc exécutée.

Il s'est approché de moi en me saluant de la main. (tu sais le salut qui te donne pas envie de rendre la pareille)
Je n'ai répondu que d'un signe de tête en baissant ma vitre.
J'étais pressée de toutes façons. Il FALLAIT que je rentre VITE.
Lui ne l'était pas visiblement.

Il m'a longuement dévisagée, sans un mot et puis s'est penché vers moi.
"Vous avez vu que vous n'avez pas marqué d'arrêt au stop ?"

Me retourne rapide. Euh.... (merde, y'avait un panneau qui s'est planqué juste quand je suis passée, c'pas possible !)
"Ah bhé...Oui. Pardon..." (ne jamais les contredire, jamais, jamais, JAMAIS)

"Papiers et permis siouplé".

Obligée de jeter ma clope (le con de sa race, je venais de l'allumer), de vider mon sac rempli de merdes (ouais, ben j'te fais pas de dessin non plus, tu sais *déjà* à quoi ressemble un sac de fille, nan ?) avant de trouver les FAMEUX papiers dans un sale état mais en règles.

Il a eu un moment de doute, je crois, quand il a regardé mon permis parce qu'il s'est penché un peu plus pour me regarder.
"Si, si, c'est bien moi." (si y me dit que j'ressemble à une loutre mal réveillée, c'est sûr, je lui mets une beigne)

"Bien, descendez, venez avec moi, ça fait donc 90€ d'amende et 4 points sur le permis."
"Ah ouais, quand même !" (vache ! J'suis bonne pour un mois de plus de pâtes à la Olio de olivia..)
"Et oui, c'est comme un feu rouge."
"Oui mais chuis pressée là, vous voyez...J'peux pas passer demain pour récupérer mon papier ?"

Est arrivé en face (de l'autre côté de la route, celle en sens inverse. C'est bon tu suis ?), juste sous son nez (pas à des kilomètres, hein, non, non, juste DEVANT), un scooter dans le genre qui a connu la bombe atomique, le Vietnam et Biroute en même temps, avec un mec rond comme une queue de pelle dessus (oui, parce dessous, ça donnait pas pareil), zig-zaguant comme c'est pas permis.

"Non. C'est maintenant que vous allez la prendre votre amende."
"Euh... Et lui, là, en face, qui est plein comme un oeuf, ça vous dérange pas ?"

Réponse anthologique :
"Aujourd'hui, on est payé pour surveiller ce côté de la route. Pas l'autre."

Mouarf... Et ma main tu la veux de quel côté, hum ?

Posté par CarmenCru à 20:35 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04.06.06

Peur.

Le timide a peur avant la bataille,
le lâche pendant la bataille et
le courageux après.

La timidité est un handicap sévère, une prison derrière le masque le plus pratique qui soit.
La lâcheté est détestable et réductrice. Elle commence où s'arrête la puissance. C'est imputer aux autres la responsabilité que l'on refuse.
Le courage est le complèment de la peur sans que rien ne transpire.
Contrairement à la bravoure, le courage ne se montre pas.
C'est un combat avec soi-même.

Je suis morte de trouille mais rien ne paraîtra.
Même pas une goutte de sueur sur mon front sec.
Non. Rien.
Sauf un demi sourire en coin.

Posté par CarmenCru à 20:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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